My Brother Rabbit (Nintendo Switch) – Le test

[News] My Brother Rabbit (Nintendo Switch) – Le test

Dites les amis. Vous aussi vous étiez de fervents adeptes des recherches entre copains du drôle de Charlie vêtu de rouge et de blanc avec ses petites lunettes adorables ? Vous aussi vous passiez des heures à tenter de le retrouver dans un amas de dessins minuscules, jusqu’à finir sur le niveau le plus difficile ou les « Charlies » sont présents par dizaines et dizaines ? Bien. Dans ce cas, je vous propose de vous replonger dans cette frénésie oculaire en suivant les aventures d’un drôle de doudou lapin au service de sa petite maîtresse.

Développé et édité par Artifex Mundi, My brother rabbit est un jeu sans parole véritable où le dessin sera votre fil conducteur tout au long de l’aventure. Une aventure qui peut se résumer à soigner la maladie d’une petite fille, tout cela grâce à son adorable petit lapin en peluche qu’elle traîne partout, y compris dans des mondes imaginaires. Épaulé aussi par son frère, la petite fille devra traverser bien des épreuves pour atteindre la guérison.

Votre mission sera assez simple, et quelque peu répétitive : retrouver moult et moult objets, babioles, broutilles et breloques dans les différents tableaux du jeu. Dispersés un peu partout, il vous faudra ouvrir des trappes, des tiroirs, des coffres, actionner des manivelles, construire des ponts, mettre au point un drôle de vélo… et bien d’autres choses. Vos trouvailles vous donneront accès à de multiples mini- jeux, souvent de petites énigmes, qui ne devraient pas vous poser trop de soucis. Aucune explication textuelle n’est disponible, mais vous disposez en général d’un schéma explicatif plutôt bien fait.

Chaque tableau est dessiné avec finesse. Les couleurs y sont vives et vous plonge dans un monde enchanteur avec ses fleurs multicolores et ses animaux incroyables. Les musiques qui vous accompagne collent à l’ambiance du moment, vous serez tirailler par la joie ou la tristesse mais toujours avec beaucoup de douceur. Un véritable petit sucre d’orge.

En effet, point de violence ou de petites choses choquantes dans My brother rabbit. Nous sommes doucement pris par la main, avançant sans grande difficulté tout au long des cinq mondes, jusqu’à la fin de cette histoire sans véritable surprise. La fin est assez expéditive par ailleurs… et la rejouabilité très limitée… une fois que vous l’aviez trouvé Charlie, il était difficile de faire semblant de le chercher une seconde fois ! (Même si nous le faisions tous…)

Notre poto Charlie était (parfois) difficile à trouver puisque nous étions, à l’époque, sur un support papier. Impossible de cliquer à tort et à travers dans l’espoir d’y trouver par hasard notre joyeux énergumène avec son chapeau rouge et blanc. Mais dans My brother rabbit… qu’est-ce qui vous en empêche ?

C’est le point négatif du jeu. Les détails sont poussés et les objets parfois très petits à dégoter dans des interstices improbables. De ce fait, vous allez très très vite cliquer partout… et débloquer tout ce qui se trouve dans l’écran en question. En mode portable, il va falloir plisser un peu les yeux…

Adapté aussi bien aux enfants qu’aux grands enfants en quête d’une belle aventure visuelle, My brother rabbit ne sera peut-être pas votre jeu fétiche de l’année. Mais sa candeur et sa légèreté confèrent au titre une innocence qui n’est pas déplaisante. Comptez entre 4 et 8 heures pour atteindre la fin du soft, selon votre façon de jouer… cliclicliclic partout, ou bien juste avec les yeux… à vous de « voir ».

En revanche, My brother rabbit est proposé à près de 15 euros sur l’eshop de la Nintendo Switch… tout de même. Un tarif qui nous semble un peu cher pour une telle durée de vie sans rejouabilité possible.

Le saviez-vous ?

Charlie a fêté ses 25 ans en 2012 ! Un sacré coup de vieux les amis n’est-ce pas… en effet, notre héros à lunettes a été imaginé par le dessinateur britannique Martin Handford en 1987. Distribué dans plus de 38 pays, le succès de Charlie est international !

Mais d’ailleurs… il est où Charlie ?

nt

Originaire de Russie, j'ai un goût prononcé pour la Vodka, le soleil, le houmous, les mangas et plus généralement tout ce qui vient du Japon. Nintendo est devenu ma mère patrie, da.