Yo-kai Watch Blasters (3DS) – Le test

[Test 3DS] Yo-kai Watch Blasters (3DS) – Le test

Alors que les fans attendent Yo-Kai Watch 3 en Occident, c’est un spin-off qui vient d’être localisé sur nos 3DS européennes. A la base intégré comme mini-jeu dans Yo-Kai Watch 2, le mode multijoueur est finalement devenu un jeu à part entière. Yo-kai Watch Blasters de son nom arrive enfin entre nos mains, trois ans après sa sortie japonaise. Comme d’habitude, Level-5 a décliné son jeu en deux versions (plus l’extension Moon Rabbit qui arrive dans la foulée) se nommant Peloton du chat rouge & L’escadron du chien blanc. Nous sommes partis retrouver Jibanyan et ses compagnons dans une nouvelle aventure.

Passé la traditionnelle et sympathique cinématique d’introduction doublée en français, Yo-kai Watch Blasters propose tout d’abord deux liaisons. Vous pouvez lier les deux versions du jeu entre elles pour obtenir des missions défi spéciales. Comme à l’accoutumé, on peut aussi lier le jeu précédent, soit Yo-Kai Watch 2 si vous avez une sauvegarde, pour se lier d’amitié avec des Yo-Kai spéciaux de rang S. Une fois ces liaisons terminées, l’aventure démarre et notre Whisper national commence par nous présenter la Terr’heure si jamais vous n’avez jamais fait les jeux précédents. Il s’agit du terrain de jeu sur lequel vous effectuez vos missions et devez combattre. Les Yo-Kai Watch Blasters s’opposent donc aux créatures présentent dans ces zones pour préserver la paix dans le monde des humains. Le jeu entier est une référence à SOS Fantômes (Ghostbusters) et certains ajustements ont même été fait sur la version européenne du jeu.

Le gameplay de Yo-kai Watch Blasters est donc très différent des jeux de base puisqu’il faut se constituer une équipe de quatre créatures et effectuer des missions. Fini la roulette Yo-Kai, place à des combats en 3D où vous contrôlez les créatures. L’équipe idéale doit comporter quatre rôles : combattant (offensif), tank (défense), guérisseur (récupération des alliés) et ranger (déstabilise les ennemis). Les trois amis Yo-Kai qui nous accompagne se battent tout seul sans que l’on n’ait besoin de les contrôler et on peut bien entendu alterner entre eux durant un combat. Il y a toujours les 8 tribus de Yo-Kai avec diverses techniques et talents, il faudra donc régulièrement dénicher de nouveaux alliés. Chaque mission comporte des objectifs à compléter comme éliminer tous les ennemis, terminer avec toute son équipe, sauver un Yo-Kai en détresse ou encore battre un boss.

Concrètement, on est libre de nos déplacements sur la zone de jeu qui est en fait des bouts d’environnements des jeux précédents cloisonnés comme la ville de Granval, on ne peut pas rentrer dans les lieux. L’écran tactile est important pour voir la carte avec l’emplacement des ennemis en temps réel et objets bonus à collecter pour maximiser ses chances de réussite. Côté gameplay, on dispose d’une attaque normale avec le bouton A qui permet de mettre des coups rapidement. Une technique spéciale avec X occasionnant plus de dégâts mais plus lente à réaliser et à se regénérer. Une esquive avec Y pour éviter de trop de se prendre de dégâts et la possibilité de courir avec B. D’autres options permettent de gérer la caméra, le ciblage des ennemis et l’alternance entre les différents membres de son équipe.

Lors d’un combat, il est possible de ressusciter un Yo-Kai de votre équipe blessé, cependant il faut aller assez vite pour ne pas le perdre et rester à côté de lui en appuyant sur B. Il y a pas mal de petits ajouts appréciables dans le gameplay et on ne pourra pas tous les citer mais on pense notamment à la possibilité de se lier d’amitié avec un Yo-Kai ennemi avec un mini-jeu qui se met en place. Cependant, la difficulté n’est pas vraiment au rendez-vous et les combats deviennent vite illisibles par moment. Les affrontements avec les boss reprit des anciens jeux varient un peu dans leur approche mais ça se résume vite à du bourrinage et de l’esquive sans jamais être inquiété. L’intérêt se trouvera du côté du multijoueur mais là encore, pas sûr de convaincre sur la durée car l’intérêt du titre est plus que limité.

Dans le mode histoire, trois types de missions seront proposés à commencer par celle qui feront avancer la quête principale. Ensuite nous avons les misions Patrouille où le but est d’inspecter différents quartiers et enfin des missions Big Boss où le nom est assez évocateur, on combat des boss. Elles sont toujours chronométrées mais en générale, en quelques minutes c’est plié. Ces diverses missions se débloqueront au fur et à mesure de votre progression dans le jeu. Il y a toujours des niveaux recommandés pour faire ces quêtes, l’interface est assez bien pensée à ce niveau là et délivre de nombreuses informations. Avant chaque mission, il faudra bien entendu se préparer dans ce que l’on appelle la maison Blasters. Encore une référence à Ghostbusters puisqu’elle comporte différents étages. C’est le hub du jeu assez original bien qu’on soit confiné à l’intérieur.

On dispose toujours du Yo-Kai Pad avec de nombreuses applications pour sauvegarder, suivre ses statistiques, consulter le médallium, musiques, films… Vous retrouvez à peu près toutes les options des précédents jeux avec une forte ouverture sur le jeu en coopération avec des amis en local ou en ligne jusqu’à 4 mais il faudra un minimum progresser dans l’histoire pour le débloquer. On constate certains avantages comme le fait de pouvoir réanimer plus vite un allié quand on est plusieurs autour, un système de chat avec des phrases préétablies, plus de récompenses et les échanges de médailles Yo-Kai. Précisons que le Street Pass est disponible avec un échange des équipes de chaque voyageur dans le but de les affronter même si nous n’avons pu tester cette fonctionnalité.

Japonais de naissance, belge d'adoption, je suis photographe professionnel et amateur de jeux Nintendo. Je voue une adoration pour les personnages de mangas, ce qui m'a fait devenir cosplayeur. Hajimemashite.