Dillon’s Dead-Heat Breakers (3DS) – Le test

[Test 3DS] Dillon’s Dead-Heat Breakers (3DS) – Le test

L’éditeur Vanpool n’en est pas à son premier jeu. Avant ce nouvel épisode, est déjà sorti en 2012 sur la première DS Dillon’s Rolling Western, et en 2013 Dillon’s Rolling Western The Last Ranger, cette fois sur la Nintendo 3DS. Autant dire que cette licence, ils en ont l’habitude. Ces deux jeux sont sortis uniquement sur l’Eshop et sont édités par Nintendo. Pour cette nouvelle déclinaison, sa sortie se sera également en version physique, toujours en exclusivité pour la console portable de Nintendo. 



Ce jeu est un mélange entre de l’action, de la course et d’un tower defense. Le principe est simple. Des villages se font attaquer par des Rokailloux. Ils viennent de l’espace et leur but est de prendre le bétail des villageois, les Briochons, une sorte de cochon. Mais pour les en empêcher, tout le monde fait confiance à un certain Dillon, un tatou qui ne parle pas mais qui a quand même un gros caractère. C’est lui le sauveur, le protecteur de tous. Sa particularité et sa grande force est de pouvoir se mettre en boule pour attaquer les ennemis. Comme une boule de flipper mais une boule dévastatrice et qui peut tout détruire sur son passage. C’est là que le titre se veut être plus original que les autres tower defense. Et ça fonctionne bien !

La progression de l’histoire se fait de façon très routinière. La journée, on la passe comme bon nous semble, en vue à la troisième personne dans la petite ville de la région et on doit faire des petits boulots pour se faire un maximum d’argent car, comme dans la vraie vie, l’argent est très important : jouer dans une salle d’arcade avec une arme où faut tuer le plus d’ennemis possible en un temps limité, participer à des courses contre la montre en récupérant des sabliers pour gagner plus de secondes, gérer un petit magasin en s’occupant des rayons en plaçant les objets pour le stock et à gérer la caisse enregistreuse pour les clients et aussi un centre de recyclage avec deux tapis où il faut prendre au bon moment les bons objets inscrits. Après quelques petites minutes on reçoit notre salaire de la journée, somme qui nous servira à recruter des mercenaires. Cela se passe dans l’hôtel.

https://www.dd15.info/wp-content/uploads/3DS_DillonsDeadHeatBreakers_04.jpgDans le hall il y a plusieurs groupes de mercenaires qui auront la particularité d’être les Mii de votre Nintendo 3DS avec vos pseudos et d’autres qui ne le seront pas. Chacun aura un prix différent en fonction de leurs compétences et de leurs forces. Si le mercenaire a plus de 70 en force, ça peut grimper jusqu’à plus de 2000 en argent. Et si elle a moins de 10 ça baissera en dessous des 1000. Le maximum de recrues possible dans notre équipe est de 10. Il faut donc avoir un bon salaire et ne pas prendre n’importe qui, au risque de perdre de l’argent inutilement si la personne ne fait pas le travail nécessaire. Une fois la petite équipe prête, une mission se prépare dont le but sera de défendre un village. Un scénario est présent durant toute l’aventure et les dialogues sont nombreux. Il faut récolter plein de matériaux différents pour construire une grande structure. Et la petite cerise sur le gâteau c’est que tout est intégralement traduit en français ! Après suivant l’heure, il est temps de dormir dans sa chambre d’hôtel jusqu’au lendemain pour faire ses boulots du jour, faire des recrutements, sauver un autre village, dormir et ainsi de suite, va la vie. Un peu comme notre comme métro-boulot-dodo.

Parlons maintenant du système des missions, qui est la base du jeu. Les villages sont en gros un terrain de jeu avec des bases à défendre à l’intérieur desquelles il y a des Briochons. Avant de lancer le combat il faut améliorer le complexe en récoltant des minerais grâce à des météorites sur le terrain. On collecte du fer et de l’acier, dont il faudra un bon nombre, pour solidifier les entrées des bases qui sont au départ en bois. Il y en aura pas assez pour toutes les améliorer alors il faudra faire des choix. En plus de cela, il faut recharger les batteries pour qu’elles soient pleines. Une fois que tout est en ordre, on peut lancer l’affrontement. Les Rokailloux débarquent par dizaines et avec l’aide de l’écran tactile on y voit la map, les bases et la position des ennemis. Il faut réussir à les détruire avant qu’ils arrivent à détruire une bonne fois pour toute les bases. La mission ne se termine pas si une des bases est détruite mais dans certains cas il peut y avoir comme objectif de ne pas perdre la principale au risque d’avoir immédiatement un game over. Il faut avoir un œil constamment sur la map et surtout vaincre les Rokailloux qui s’approchent trop des bases ou déjà en train de les attaquer. Avant d’entrer dans les champs de batailles, il faut affecter les mercenaires aux bases suivant le nombre de personnes que vous avez acheté. Vous pouvez les placer automatiquement et/ou manuellement. Suivant la puissance du personnage, sa portée sera plus ou moins espacée.

L’important est d’en avoir une assez longue pour que le mercenaire arrive à toucher l’ennemi le plus tôt possible. En fin de combat leurs niveaux augmentent. L’équipement de Dillon peut lui aussi être amélioré comme avoir des gants plus puissants pour les coups. Quand on touche un ennemi, ça déclenche une zone de combat fermée dans un cercle et il faut les tuer pour finir le combat. Une fois le lynchage bien avancé de la troupe de ces méchants, la deuxième partie démarre sur les chapeaux de roues et là ça change de tactique. Les derniers vilains encore en vie se mettent en course autour du village et il faut se mettre en boule pour aller plus vite et les vaincre dans le temps imparti. Il faut être rapide et ne pas laisser trop d’avance sur leurs chemins. Ce qui est intéressant dans ce système de village de champs de bataille, c’est d’apprendre l’architecture de la zone. Par exemple dans l’un des villages on ne peut qu’aller de zone de zone en passant par des tremplins en accélérant sinon on tombe à l’eau et ça nous remet en arrière. D’où l’intérêt de bien connaître son terrain de jeu avant de combattre pour ne pas perdre de précieuses secondes sur le trajet.

Japonais de naissance, belge d'adoption, je suis photographe professionnel et amateur de jeux Nintendo. Je voue une adoration pour les personnages de mangas, ce qui m'a fait devenir cosplayeur. Hajimemashite.